Dominique Wolton
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« Les journalistes, avec quelques autres, sont les fantassins de la démocratie. »
DW, Journalistes, une si fragile victoire, Revue Hermès n° 35, 2003

Altérité

La notion d’altérité permet de penser la communication comme une relation et non comme la transmission ou le partage. L’autre est différent. Il n’est pas du côté du même, ce que chacun recherche plus ou moins dans la communication. Reconnaître le principe de l’altérité, c’est reconnaître qu’on ne se comprend pas forcément. Du coup le récepteur a un autre statut. Il n’accepte pas forcément le message, le hiérarchise, même s’il ne peut parfois pas s’y opposer, ou même le partager quand les protagonistes sont en situation d’égalité.
Le récepteur est la première figure de l’altérité. Se heurter à l’altérité du récepteur oblige à une négociation permanente avec l’émetteur pour définir ce qui est commun et tolérer les différences. L’altérité permet par ailleurs de penser les enjeux de la diversité culturelle : la cohabitation des identités n’est rendue possible que par une reconnaissance réciproque des particularités, des cultures, des langues et des contextes.


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